mercredi 14 octobre 2015

Stage Prévention et Secours Civiques niveau 1

Les lundis 21 et 28 septembre le Master GCRN (séparé en deux groupes) rencontrait l'association Montpellier Sauvetage à Grabels pour une journée de formation au secourisme (PSC1).
Rendez-vous à 8h devant le local, Marc (le formateur) nous accueille chaleureusement. L'ambiance est tout de suite fixée : on est là pour apprendre, mais rien n'empêche de le faire dans la bonne humeur !


On commence par un tour de table, chacun se présente et fait part de ses expériences en matière de secourisme.
Pour la plupart d'entre nous, ce stage est une réelle découverte (si on exclu la JAPD/JDC). Comment se fait-il que si peu de moyens soient mis en place pour former les personnes, quand on sait qu'il y a mille et une façons de se mettre en danger au quotidien ?

On enchaine très vite sur les différents services de secours, les alertes et les attitudes à adopter en cas de situation de danger.



On pratique les gestes de secours des adultes aux nourrissons

Ensuite, nous (re)découvrons les gestes simples qui peuvent sauver une vie : comment gérer un malaise, une obstruction des voies aériennes, une hémorragie externe, une perte de connaissance, utiliser un défibrilateur et réaliser correctement une réanimation cardio-pulmonaire !



Pour arrêter une hémorragie externe, il faut parfois faire un bandage avec ce qu'on a sous la main.

Évidement toutes ces démonstrations sont accompagnées d'exercices pratiques. Un volontaire sort de la salle pendant qu'on prépare la scène d'accident. En rentrant il doit très vite écarter tout danger, réaliser les gestes nécessaires pour mettre la victime en sécurité, alerter les secours et rester auprès de la personne tout en la rassurant. Tout le monde y passe et tous les cas de figure sont revus.
En situation, il faut gérer le stress et on oublie facilement des étapes qui sont pourtant essentielles. Mais c'est normal en apprentissage et Marc est là pour nous aiguiller.


Mise en situation : ici la victime s'est peut-être fait mal en tombant

Heureusement, ce jour-là personne n'a réellement eu besoin d'être sauvé et tout le monde est reparti sain et sauf !
Fort de cette nouvelle expérience il ne nous reste plus qu'à pratiquer régulièrement et à sensibiliser notre entourage.

Vous aussi essayez de suivre ce genre de formation car qui sait, vous serez peut être amenés à sauver une vie plus vite que vous ne le croyez.



Site de Montpellier Sauvetage : http://www.montpelliersauvetage.fr/index.php

mercredi 6 mai 2015

Carte mondiale des catastrophes et des risques naturels

Dans le cadre de leur formation, les étudiants du master 2 GCRN ont réalisé une cartographie mondiale des catastrophes et des risques naturels. La singularité de ce projet SIG commun réside dans l'utilisation de données exclusivement gratuites. Les grandes composantes du risque (aléa, vulnérabilité, enjeux) sont contenues et synthétisées à l'échelle mondiale dans ce poster.


mercredi 28 janvier 2015

"Charlie, c'était le rire intelligent" (Laurent Joffrin, Libération, le 8 janvier 2015)



Dix-sept victimes, un prénom “Charlie”, et un sentiment d’effroi marquent le 7 janvier 2015. Dès ce jour, à 11h30, heure à laquelle l’attentat a eu lieu, la France a connu une des  semaines les plus bouleversantes de ces dernières années. 

Les hommages se multiplient dans l’hexagone ainsi que dans le reste du monde pour  défendre ce qui semble avoir provoqué la mort des dessinateurs emblématiques du “journal  irresponsable” : la liberté d’expression. Dessiner et s’exprimer sur l’ensemble des sujets et  des maux de nos sociétés, préférer faire rire par le biais de caricatures qu’utiliser la violence  pour soumettre ses idées, affirmer ce que l’on pense sans pour autant juger et discriminer  autrui, tant de combats que Charlie Hebdo défendait pleinement depuis plusieurs années. 

À notre tour, nous avons souhaité rendre hommage aux victimes des attentats en réalisant  une affiche à l’image des unes de Charlie Hebdo mais sur le thème des PAPI. Celle-ci a par la suite été exposée lors du colloque Géorisque 2015. 

"Charlie, c'était le rire intelligent, le rire impitoyable, la dérision, le refus du tragique, l'ironie pleine d'espérance, Voltaire en vignettes, un coup de pieds au cul des fanatiques" (Laurent Joffrin, Libération, le 8 janvier 2015)

Figures : photographies réalisées par Amandine Dhellemmes, étudiante du Master GcRN, lors du colloque

11ème colloque Géorisque : les PAPI

Date : le 27/28 janvier 2015

« Colloque : Débat entre penseurs distingués sur un sujet controversé, à propos duquel tous sont unanimes pour ne pas s'accorder. » (Albert Brie, Le mot du silencieux)

Comme chaque année, le colloque Géorisque a été organisé par 7 étudiants de deuxième année de GcRN et par Monique Gherardi.

Fig : Le comité d'organisation du colloque Géorisque (Dhellemmes, 2015)

Cette année, celui-ci etait consacré aux PAPI (Programmes d’Actions de Prévention contre les Inondations).
Ces derniers ont été lancés en 2002. "Ils ont pour objet de promouvoir une gestion intégrée des risques d’inondation en vue de réduire leurs conséquences dommageables sur la santé humaine, les biens, les activités économiques et l’environnement." (Ministère de l'écologie, du développement durable et de l'énergie)

Au total, 24 interventions auront eu lieu sur deux jours, accompagnées de débats entre les participants et les spectateurs. Le colloque a permis d'aborder différentes thématiques telles que :
  •  La culture du risque
  • Les témoignages de différents acteurs
  • La réduction de la vulnérabilité 
  • Les ACB et les AMC
  • La problématique de la réglementation nationale et européenne

De plus, Sophie Delannoie, étudiante du Master GcRN, est intervenue aux côtés de B. LUSTGARTEN et L. BARREAU (représentants de l'EPTB Sèvre Nantaise) afin de présenter le travail réalisé lors de la semaine de terrain. Depuis le début de l’année universitaire, l’EPTB de la Sèvre-Nantaise s’est associé aux étudiants du master 2 Gestion des Risques Naturels afin de réaliser des diagnostics de vulnérabilités des enjeux présents en zone inondable. Cette étude s’inscrit dans le cadre du Plan d’Action et de Préventions des Inondations (PAPI). Le défi pour les 21 étudiants : plus de 800 bâtis à enquêter sur 26 communes réparties sur l’ensemble du bassin versant de la Sèvre-Nantaise en 10 jours.
 

lundi 12 janvier 2015

Les GcRN à la Météo de France 3

L'année dernière, les étudiants de la promotion "Riskapés" avait déjà réalisé la promotion du master par le biais d'un passage à la météo de France 3. Le groupe communication a tenu à reconduire cette action car elle est sans doute l’outil de diffusion le plus efficace pour toucher le plus grand nombre. La météo locale de France 3 Languedoc-Roussillon réunit chaque soir environ 200 000 téléspectateurs.
Le but de ce passage revêt un double objectif :
  • Faire connaitre la formation GCRN au plus grand nombre, particulièrement les futurs étudiants. Les inondations récurrentes d’Automne 2014 dans l’Hérault ont été particulièrement marquantes et ont pu faire naître des idées d’orientations.
  • Communiquer sur un évènement organisé en collaboration avec l’association Globe All Risks. En effet, la dernière partie du passage a permis de faire la promotion de la soirée autour du documentaire Tsunarisque au cinéma l’Utopia le 12 Janvier 2015.
Les étudiants restent une quinzaine de minutes sur le plateau de France 3. Il faut compter environ 10 minutes de répétition du texte, de réglage sonore, et de placement face caméra. Si les prestations sont conformes à la volonté de tous, l’enregistrement peut se faire en une fois. Dans notre cas, il s’est fait en 2 fois. L’enregistrement est réalisé en fin d’après-midi (17h) et la météo est retransmise le soir aux alentours de 19h25 (juste après le JT de la locale).



samedi 20 décembre 2014

Les étudiants de deuxième année dans les Alpes



Au matin du 15 décembre les étudiants du  M2 GcRN 2014/2015  embarquent pour 3 jours d’excursion dans le massif alpin, et plus précisément dans la vallée de l’Arve non loin de Sallanches.  Accompagnés de M. Frédéric Leone (professeur et directeur adjoint de l’UMR GRED), ainsi que de M. Mathieu Péroche (Doctorant UMR GRED), ils partent à la rencontre de professionnels de la gestion des risques naturels en montagne.

Après quelques heures de trajet,  la première étape se fait à l’Institut des Sciences de la Terre à Grenoble. Créé en 2011, ce laboratoire regroupe une centaine de chercheurs en science de la Terre. Deux d’entre eux sont  spécialistes des risques sismiques et des systèmes d’observation de l’arc alpin. Erwan Pathier et Mickael Langlais nous présentent le contexte géologique et géographique, ainsi que les outils développés et utilisés par le laboratoire. En fin d’après midi, les GcRN reprennent la route direction Passy où ils sont accueillit par une douche chaude et une traditionnelle tartiflette. Cette première journée a permis d’appréhender la complexité  du milieu montagnard ainsi que sa capacité à générer des phénomènes naturels extrêmes.

La seconde journée commence par l’intervention de M. Charles Florent du service RTM (Restauration des Terrains de Montagne) de Haute-Savoie.  Les services du RTM sont intégrés à l’ONF (Office Nation des Forets). Ils sont en charge de l’aménagement du territoire, de la gestion durable des espaces naturels de montagnes, ainsi que de l’expertise des risques naturels afin de protéger les populations exposées.  La présentation, réalisée ce matin sur le terrain, concerne les phénomènes et les ouvrages de protection contre les aléas gravitaires et les crues torrentielles.


Fig : M. Charles Florent  RTM, Plateau d’Assy


L’après-midi se poursuit par une balade en montagne accompagnée par Sandrine Coulaud et deux de ses collègues. Cette accompagnatrice en moyenne montagne a initié les GcRN à l’utilisation de DVA (Détecteur de Victimes sous Avalanches). Cette technique, de plus en plus répandue parmi les usagés de la montagne (randonneurs, skieurs hors piste…) permet d’augmenter sensiblement les chances de survie d’une personne prise dans une avalanche, encore faut-il être en mesure de l’utiliser correctement. La nécessiter de se former à son utilisation et un entrainement régulier sont des clés de réussite pour le sauvetage de victimes ensevelies. Le précepte selon lequel chaque citoyen français se doit d’être acteur et responsable de sa propre sécurité trouve ici un écho particulier.

Le 3ème et dernier jour amène les GCcN à la rencontre du PGHM (Peloton de Gendarmerie de Haute Montagne) de Chamonix. Cette unité a été créée en 1958 afin de pouvoir porter assistance aux victimes de la montagne, que ce soit en haute montagne, ou dans les villages frappés par les avalanches (Mont Roc, 1999). Les moyens déployés par le PGHM permettent de sauver des vies humaines mais participent également à la sensibilisation de la population face aux risques naturels.
Le dernier intervenant de cette excursion est M. Bain, chargé d’enquêtes de terrain et de photo-interprétation. Son expertise du milieu montagnard et des phénomènes gravitaires et avalancheux lui permet de réaliser des plans pour la mise en place d’ouvrages de protection tels que les tunnels ou les casquettes. Cet expert a su partager  sur le terrain son savoir et son appréciation professionnelle du terrain, et ce, malgré la neige (tant espérée !).

Le bilan de ces quelques jours dans les Alpes est très positif. S’il est vrai que la géographie s’apprend par les pieds, il ne faut pas non plus oublier le caractère sensoriel de cette discipline. La vue, l’ouïe, le toucher; tous ces capteurs permettent d’appréhender le monde tangible et de comprendre les phénomènes qui s’y produisent. Cette excursion fût l’occasion pour tous les GCRN de matérialiser une partie des connaissances acquises tout au long de leur formation, mais également d’échanger avec les acteurs locaux de la gestion du milieu montagnard et de ses risques. 





« La montagne nous offre le décor… A nous d’inventer l’histoire qui va avec », Nicolas Helmbacher


mardi 9 décembre 2014

Exercice de gestion de crise en conditions (presque) réelles

Date : 18 / 11 / 2014
Lieu : Université Paul-Valéry Montpellier


Dans le cadre de l’intervention de Franck Lavigne et Julie Morin, les étudiants de M2 ont eu l’opportunité de se conditionner à la gestion de crise par l’intermédiaire d’un exercice d’immersion.
Deux groupes se sont formés, correspondant à deux cellules de crise, concurrentes pour l’occasion. Le premier groupe a occupé la salle C106, tandis que le deuxième groupe a réquisitionné (sans négociation possible) le bureau de F.Leone, F.Vinet et N.Meschinet de Richemond.

Le scénario de crise s’apparentait à l’éruption du volcan islandais Eyjafjallajökul en 2010. Dans le cas de l'exercice, c’était le Vésuve qui rentrait en éruption avec des répercussions sur l’Europe de l’Ouest et donc la France. L’objectif de la mission fut de proposer différentes mesures de gestion de crise en vue d’éviter tout engrenage catastrophique.

    Le caractère réaliste et immersif de l’exercice réside dans l’enchaînement de situations tirées du réel. En effet, la crise a suivi un effet crescendo : un scenario éruptif classique, suivi de conditions météorologiques favorisant le déplacement du nuage de cendres sur l’arc méditerranéen, et à terme, sur toute la partie Sud de la France.

La cellule de crise de la salle C106 en pleine concertation



Plusieurs évènements ont perturbé la gestion de crise :
  •  des informations médiatiques (sous forme de dépêches) pour certaines véridiques,  mais pour  d’autres, complètement erronées voire contradictoires
  •  un débat médiatisé entre scientifiques sur la toxicité des cendres (à l’image de la  crise de la Soufrière de Guadeloupe en 1976)
  •  des déclarations surréalistes faisant le lien entre cette éruption et la fin du Monde
  •  le crash d’un avion-cargo d’Air Algérie au large de la Corse
  •  la saturation des réseaux routiers du sud de la France


   Afin de faire face à ces facteurs aggravants et de prévoir l’évolution de l’éruption, les étudiants avaient la possibilité de contacter des acteurs de la gestion de crise tels que la Direction Générale de l’Aviation Civile (DGAC), METEO France, l’Institut de Physique du Globe de Paris, les Agences Régionales de Santé, les entreprises de transport (SNCF, réseau de bus), les Préfectures, etc. Dans l'idée de solliciter les capacités de synthèse des deux groupes, les cellules de crises devaient faire un point de situation en 5 minutes au Préfet des Bouches-du-Rhône qui revenait de vacances et donc peu au courant de la situation. Un deuxième point, plus global, devait se faire en présence du Premier Ministre. F.Lavigne et J.Morin jouaient le rôle de tous ces intervenants de manière plutôt réaliste (imitation des accents, méconnaissance de certains organismes, pression et ton particulier des hautes personnalités).

Point de situation de la cellule de crise occupant le bureau des professeurs


Les cellules de crises ont avancé plusieurs préconisations dont les plus significatives sont les suivantes :
  •  dans le domaine des transports, la fermeture de l’espace aérien français, le renforcement des lignes ferroviaires et l'ouverture des autoroutes pour faciliter le  trafic de retour de vacances
  • dans le domaine sanitaire, le renforcement des stocks de masques spéciaux dans le marché de la distribution, le recensement des cas de complications respiratoires, l'interdiction des activités en plein air pour les personnes fragiles
  •  en ce qui concerne l'information médiatique, une allocution officielle du Président  de la République pour rassurer la population, l'intervention des différents  responsables religieux afin de démentir les prévisions apocalyptiques


     Au final, cet exercice inédit pour la plupart des étudiants a permis de se rendre compte des difficultés et des particularités inhérentes à la gestion de crise. Le rôle éminent des médias (aspects positifs mais aussi désinformation), l’afflux d’informations venant de toute part, les impératifs économiques et financiers, les réactions aléatoires des populations, sont autant de paramètres qui viennent complexifier la gestion de crise originelle. Le maître mot dans les crises volcaniques est l’incertitude sur l’évolution de la situation, et les étudiants ont été confrontés à cette réalité durant tout l’exercice. En complément du cours théorique de la matinée, cette simulation a été très appréciée par les étudiants et il est évident qu’elle mériterait d’être reconduite pour les promotions à venir.

     Bien que l’exercice ait duré tout l’après-midi, le temps semble s’être accéléré en conditions d’immersion et si l’on devait en retenir une chose, ce serait la formule connue de tous les gestionnaires du risque, à savoir qu’en en temps de crise, l’espace se dilate et le temps se contracte…